2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 15:13

Le slogan de cette 25ème édition était "ça se court…ça se fête" Et on peut croire les organisateurs, car La Rochelle a un des publics les plus chaleureux. Le circuit proposé permettant aux spectateurs de voir les marathoniens à plusieurs reprises et à de multiples endroits. Les deux tours au programme permettent d'admirer l'Atlantique, le centre ville ainsi que le port. Le tout sous des conditions météos presque idéales, ni trop chaud, ni trop froid et avec un soleil radieux. Mais le vent était assez fort, devenant parfois allié et parfois ennemi.

Au départ, cinq magdunois auraient du se trouver sur la ligne de départ. Mais Michaël TIPHEINE n'a pu effectuer le déplacement et se contenta du trail Urbain Orléanais. Un autre absent, Philippe MOREAU, était tout de même présent, en tant que spectateur, puisqu'une blessure l'a contraint à l'abandon avant le départ. Vaut mieux rester prudent.

Il n'en reste plus que trois, le premier que nous allons suivre se nomme Alain WATTEBLED. Après avoir découvert la distance à Cheverny (d'après sa fiche FFA), le magdunois se lance sur une épreuve bien plus populaire. Le départ est prudent, passant le 5km en 23'54" (12.55km/h). Il faut se faufiler parmi tous les autres participants. Il passe le 10km en 46'57" (12.78km/h). Le rythme s'accélère, maintenant que le peloton est moins compact. Le15km est atteint après 1h09'36" de course (12.93km/h). Le rythme s'accélère toujours, alors que la mi-course arrive. Alain passe le semi-marathon en 1h37'50" (12.94km/h). L'allure se stabilise, les jambes commencent à devenir moins légères. Le passage des 25km est coupé en 1h56'09" (12.91km/h), la fatigue se faisant déjà ressentir. Le mur des 30km pointe le bout de son nez alors que le départ a été donné il y a 2h21'01" (12.76km/h). En difficulté, le magdunois franchi le dernier temps intermédiaire, celui des 35km, en 2h45'58" (12.65km/h). Ne reste plus qu'alors, la dernière portion le menant jusqu'au port, où l'arrivée et la masse de spectateurs, l'attendent avec ardeur. Il signe alors, le 1018ème chrono (439ème de sa catégorie) de cette édition, avec un temps réel en 3h24'55" (12.35km/h) et un temps officiel en 3h25'40".

Côté féminin maintenant, avec une athlète qui ne tient pas en place. Après les mondiaux masters de Lyon, puis les France de semi-marathon à la Réunion, Isabelle GUILBERT fait de nouveau parler d'elle, avec un nouveau marathon. Elle découvre le parcours de La Rochelle, après avoir écumé les marathons de la région Centre (Orléans notamment). Encore assez fatiguée, cette dernière ne comptait pas battre son record personnel sur le bord de l'océan. Le départ est pourtant rapide, passant le premier point intermédiaire des 5km en 26'22" (11.38km/h). Mais elle régule déjà sa foulée, coupant le 10km en 53'10" (11.29km/h). La fatigue des derniers mois doit se faire sentir, puisque les 15 premiers kilomètres sont franchis en 1h20'38" (11.16km/h). La mi-course est couverte en 1h54'40" (11.04km/h). La lente décélération se poursuit, avec la barrière des 25km coupée en 2h17'17" (10.93km/h). Le plus dur commence, avec le mur des 30km atteint après 2h48'02" d'effort (10.71km/h). Mais forcément, quand ça ne va pas depuis le départ, il ne faut pas compter sur un regain d'énergie avant l'arrivée. Les 35km sont courus en 3h19'13" (10.54km/h). Dans ces conditions, bien qu'on se rapproche de l'arrivée, celle-ci nous parait de plus en plus éloignée. Notre magdunois savait bien qu'elle ne pourrait pas battre son record personnel, mais envisager de finir ce marathon en moins de 4h. Elle n'a pas pu réaliser cet objectif, franchissant la ligne d'arrivée en 4h02'11" (10.45km/h - temps réel), et officiellement en 4h02'34". Elle n'a pas abdiqué malgré les difficultés et prend la 3587ème place de l'épreuve (60ème dans sa catégorie).

La dernière athlète sur qui nous allons nous focaliser est une néophyte de la distance. Delphine WATTEBLED, qui a déjà couru plusieurs semis, passe sur la distance reine des 42.195km. Elle part donc dans l'inconnu, sur l'une des plus belles épreuves du pays. Voulant  assurer, elle part très prudemment, coupant la première cellule des 5km en 29'52" (10.04km/h). Une fois le peloton un peu dilué, elle accéléra jusqu'au 10km, passant en 58'02" (10.34km/h) à cet intermédiaire. Il faut maintenant amortir cette accélération, ce qu'elle réussi parfaitement, passant le 15km en 1h26'25" (10.41km/h). La mi-course arrive et elle conserve sa vitesse, la première partie du marathon est courue en 2h01'27" (10.42km/h). Maintenant, il reste l'autre moitié à parcourir, avec les 25km courus en 2h23'50" (10.43km/h). Mais le mur du 30km arrive et la découverte de ce passage est un douloureux apprentissage. Ce point intermédiaire est atteint en 2h53'21" (10.38km/h). Mais après un départ prudent, elle a su garder son énergie pour la fin, passant le dernier intermédiaire des 35km en 3h22'21" (10.38km/h). Reste alors les derniers mètres, les plus douloureux et les plus magnifiques à la fois, surtout pour un premier marathon. L'euphorie et le second souffle permettent à la magdunoise de terminer ce marathon en accélérant, coupant la ligne d'arrivée après 4h03'22" d'effort en temps réel (10.40km/h). Son temps officiel étant lui en 4h04'37". Cette performance la place au 3619ème rang du général (174ème chez les M1F). Place maintenant à la récupération et aux jambes de bois !

Tous les résultats, photos, informations et vidéos sont à retrouver sur le site officiel de l'épreuve.

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