16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:28

Les plus courageux auront rejoint le parc des expositions d'Orléans, alors que les plus ambitieux ont fait le déplacement dans une autre région. Mais qu'on se rassure, cela est bientôt fini… enfin faudra être patient. Car 2017 est la dernière année d'existence de la seule piste en salle de la région Centre. En effet, début 2018, cette dernière sera détruite et un projet de création d'une vraie salle pour l'athlétisme sera en discussions. Quand verra-t-elle le jour… la question n'a toujours pas de réponse. Ce ne sont pas les derniers championnats régionaux en salle pour autant, puisque d'après Fernand PELLETIER (Vineuil), une nouvelle édition devrait avoir lieu l'hiver prochain, juste avant la démolition. Après cela, il faudra délocaliser, ou disparaitre…

 

Mais place aux régionaux 2017, avec pour commencer, le 5000m marche. A 11h00, il devait faire dans les 4°C dehors… mais aussi dedans, car le chauffage coute bien trop cher pour les athlètes. Qu'à cela ne tienne, le vétéran Michel BABOIN est habitué à ces conditions, puisqu'il participe aux courses en salles depuis de nombreuses années. Il prend la 11ème place de la compétition en 26'08"32 (11.34km/h – R2 – 749pts). Cette très belle performance ne lui permet pas de monter sur le podium cependant. Mais sa saison en salle n'est surement pas finie, s'il décide de participer aux France de sa catégorie.

 

Laurent PICAULT était également au départ de l'épreuve, mais il n'a pas vu les cartons pour faute technique lui être signifié. Il a gardé son rythme et a pris trois cartons, synonyme de disqualification. Sa faute aura été de ne pas tendre la jambe lors de l'appui, ce qui n'est pas permis dans la marche athlétique.

 

Deux heures plus tard, c'était au tout des féminines de partir pour le 3000m marche. Evidement, la salle était toujours aussi frigorifique…Lô CLEMENCET qui découvre cette pratique depuis le mois précédent, voulait battre son record personnel. Cependant, les juges lui ont signifié des fautes techniques, avec deux cartons. Aux portes de la disqualification, elle devait se résoudre à baiser le rythme. Elle prend la 9ème place de l'épreuve, en 19'25"07 (9.27km/h – R6 – 548pts). Déçue de sa performance, elle pouvait être fière de décrocher sa toute première médaille, qui était en bronze !

 

Aux antipodes, nous trouvions le demi-fond pour clôturer la journée. Le programme a même été revu, puisque le relais minime s'est glissé entre les deux courses. Cependant, à 18h00, la température extérieure était de 3°C et elle devait être tout aussi froide à l'intérieur. Cependant, le reporter Yann DANGÉ se lança de nouveau dans ces championnats, après deux saisons d'absence. Il parti tranquillement sur le 1500m, afin de garder des forces pour la course suivante. Néanmoins, il rattrapa plusieurs concurrents au fil des tours, officiant même en tant que lièvre pour une athlète de l'EVMA (qui bâta son record de dix secondes à l'arrivée). Notre magdunois se classe à la 6ème place de la course en 4'53"41 (18.43km/h – D2 – 358pts), se permettant de relâcher dans la dernière ligne droite. Bien que cela ne soit pas un objectif, il décrocha la médaille de bronze régionale de sa catégorie.

 

Une pause eue donc lieu avec les relais mixtes minimes, ce qui n'était pas prévu au programme. L'athlète aurait donc pu se donner à fond et récupérer pendant ce temps mort. Du coup, il devait faire en sorte de rester chaud, avec quelques footings. Pas facile dans une salle où on frôle le 0°C. Plus de trente minutes plus tard, nouveau départ, avec le 3000m cette fois-ci. En tête dès le départ, seul un seul adversaire suivait sa foulée. Mais au bout de trois tours, l'écart grandissait déjà, laissant le magdunois seul sur cette piste glaciale. Après avoir pris un tour à presque tous les athlètes, Yann DANGÉ coupe la lignée d'arrivée en 10'01"07 (17.97km/h – R6 – 484pts) à peine essoufflé. Déçu par son chrono, mais satisfait sur sa condition physique, il devenait également champion régional sur la distance.

Il a été supporté durant ces deux courses par l'omniprésent Antony VAIR-PIOVA, mais aussi par un champion qui aurait mis tout le monde d'accord s'il n'avait pas été blessé, Patrice LOMPO. Le béninois était un formidable spectateur, encourageant son camarade de club à chacun de ses passages. L'athlète a vraiment apprécié cet engouement et le remercie pour l'aide apporté.

 

Tous les résultats de ces championnats régionaux frigorifiques sont à retrouver sur le site officiel de la fédération.

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commentaires

Yann D. 21/01/2017 15:26

Tout à fait Antony.
Tu m'avais fait part justement de toute l'histoire en fin de soirée, avant mes courses.
Je trouve aussi la méthode non conforme et non sportive.
Je ne voulais pas rentrer dans les détails dans l'article, pour un peu arrondir les angles.

Mais au final, je suis bien d'accord avec vous deux, ce n'est pas comme ça qu'on juge la marche, qu'on respecte un marcheur ayant fait le déplacement par un froid polaire et qu'on respecte sa performance, ainsi que ce sport.
Surtout dans le final...
C'était donc du n'importe quoi

antony 21/01/2017 01:07

Laurent
j'avais prévu de revenir pour répondre à ton commentaire ... Yann l'a fait avant moi, mais cela ne m'empêche pas d'en rajouter une couche. Juste pour m'approcher de ton argumentaire : sur le panneau annonçant les cartons rouges délivrés par des juges, rien n'indiquait que tu en avais choppé deux ou trois. Perso je t'ai même dit que le panneau était vierge. Et au tour d'après ou le suivant
je ne te vois plus passer. c'était presque l'arrivée et sur le panneau je vois surgir de nulle part les trois cartons rouges qui te disqualifiaient. J'ai été voir un juge pour lui dire que ces cartons , il (Laurent) ne pouvait les avoir vu et donc ne pouvait modifier quoique ce soit dans sa progression (... même s'il était trop tard ). Il m'a été répondu que ces cartons ont été indiqués sur le panneau dès qu'elle en a eu communication, soit quasi à la fin de l'épreuve. C'est en cela que Laurent trouve maladroit de la part des juges : de n'avoir pas eu la politesse et délicatesse d'avertir l'athlète au fur et à mesure que les cartons tombaient. Tu as raison Laurent d'être remonté contre cette façon de procéder. Malheureusement notre jury local et en particulier le juge-arbitre de l'épreuve (en l'occurence Mr Bruno FOUGERON n'a pas toujours été, par le passé, très communiquant avec le club. Subsisteraient même sans doute encore quelques relents aigre doux remontant à la surface.

Picault Laurent 18/01/2017 19:44

Merci pour ta compréhension. Ce n'est vraiment pas mon habitude, de critiquer. Respect à tous ces bénévoles, ces amoureux du sport. Mais comment cette discipline "la marche athlétique" peut elle faire des adeptes avec ce genre du juge qui veut jouer les chérifs. Arrêtons de nous prendre la tête, on n'est pas aux championnats du monde, on est là pour s'amuser. Même si je le conçoit, il faut des règles, encore faut il qu'elles soient les mêmes pour chacuns marcheurs.
Franchement ce soir, je me pose la question, dois je reprendre une licence FFA ?.
J'arrive de l'entraînement, il fait -2°, c'est vrai qu'il faut être barjot, mais que c'est bon....
Vive le sport !!!

Yann D. 18/01/2017 18:44

Par contre, l'article n'est aucunement péjorative, mais c'était juste pour expliquer le pourquoi, tout le monde ne connait pas les règles de la marche.

Yann D. 18/01/2017 18:33

Bonjour Laurent,

C'est moi qui ai édité l'article et Antony m'a parlé de l'injustice de la matinée.
En effet, tu te fais chier à venir, presque au péril de ta vie, pour venir marcher dans un championnat bien vide et tellement froid.
Ce qu'il c'est passé est dégueulasse.
J'ai juste voulu arrondir les angles dans l'article.
Après, je n'ai rien contre le fait de dire haut et fort la faute de la fédération, bien au contraire.